Dans cet article, je vous invite à suivre le chemin qui m’a mené à la sculpture. Un parcours façonné par le bois et la terre, les rencontres et les gestes répétés, depuis les premières expérimentations jusqu’aux pièces qui prennent aujourd’hui forme dans mon atelier. C’est une histoire de mains, de matières et de regards partagés — un fil qui relie mes débuts à ce qui m’anime encore chaque jour.
Retour sur mon évolution artistique – Parcours d’un sculpteur contemporain
Mes débuts : comprendre le corps à travers la matière
Mon parcours de sculpteur contemporain commence avec le bois et un simple cutter. Une approche instinctive, presque primitive, où je cherchais déjà à saisir la présence du corps, la tension d’un geste, la densité d’une silhouette.


Le passage à l’argile et la rigueur du néoclassique
La découverte de l’argile a été un tournant. Ce matériau vivant m’a naturellement conduit vers la sculpture néoclassique, où la précision anatomique et la beauté des lignes ont façonné ma compréhension du corps humain.
Ces premières années ont posé les bases de mon travail actuel de sculpteur en argile et en grès noir.


Explorer le mouvement : danse, abstraction et bushi
Très vite, le mouvement s’est imposé comme un axe essentiel de ma recherche artistique.



L’abstraction est devenue une alliée pour explorer la sculpture du mouvement, inspirée par la danse, le souffle, l’élan… mais aussi par le bushi, l’art du sabre.

Le corps en action comme source d’inspiration

Le portrait sculpté : l’émotion à nu
Après le mouvement, le visage. La sculpture de portrait m’a ouvert un espace d’intimité et d’émotion.
Un regard peut raconter une histoire entière. Cette exploration du sensible a profondément influencé ma manière de sculpter.


Déstructurer pour mieux reconstruire
Comme beaucoup d’artistes, j’ai traversé des phases de doute. Ne me sentant pas légitime pour représenter le corps dans son ensemble, j’ai choisi de le déconstruire.
Fragmentation, déstructuration et recherche intérieure


La déstructuration du corps est devenue un terrain d’expérimentation : isoler, fragmenter, comprendre autrement.
Reconstruire par fragments : l’inépuisable langage du dos
Puis est venue la reconstruction, par fragments. Les dos, notamment, sont devenus une source d’inspiration inépuisable : force, fragilité, mémoire, vie.
C’est aussi à cette période que j’ai approfondi mon travail du grès noir, une matière qui accompagne aujourd’hui l’essentiel de ma pratique.

Naissance des collections : « Ylis, Chrysalide, Joys »
Ylis, Chrysalide, Joys — témoignent de cette évolution.
On y retrouve la graine, le noyau, la naissance de l’inspiration. Une ode à la vie, à la singularité de chaque corps, à l’histoire que chacun porte en lui.

« Un Corps, Une Histoire » , « Les Déesses » et « Intime » : puissance, résilience et profondeur
- Un Corps, Une Histoire : Une sculpture ne prend vie que par le regard qu’on lui porte. Celui que j’ai posé sur le corps de mes modèles avait pour objectif d’en faire découvrir les singularités et la beauté. Leur histoire prenait forme entre mes mains.
- Les Déesses explorent la puissance, la résilience, l’alliance entre force et vulnérabilité.
- La série Intime plonge dans ce qui nous constitue profondément, dans ce qui ne se dit pas mais se ressent.



Et demain : une création en mouvement
Ce parcours n’est pas un point final. La sculpture contemporaine est un terrain en perpétuelle évolution, et les idées ne manquent pas.
Je vous invite à me suivre sur les réseaux et à parcourir mon blog : il y a encore tant à découvrir, tant à partager, tant à créer.
L’aventure continue.

